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| Titre |
L’Évolution de la poésie lyrique en France au dix-neuvième siècle : leçons professées à la Sorbonne |
| Volume |
Tome premier |
| Auteur |
Ferdinand Brunetière |
| Maison d’édition |
Librairie Hachette et Cie |
| Lieu d’édition |
Paris |
| Année d’édition |
1905 (4e éd.) |
| Fac-similés |
djvu |
| Avancement |
À corriger |
| Série |
1, 2 |
TABLE DES MATIÈRES
__________
LEÇON D’OUVERTURE
Objet, méthode et esprit du cours.
I.
L’objet. — En quoi l’évolution d’un genre littéraire diffère de l’histoire de ce genre. — Complexité de l’objet du cours, et diversité des questions qu’il comporte : de science, d’histoire générale, et d’esthétique pure. — Nécessité d’y toucher en passant
II.
La méthode. — Qu’elle consiste essentiellement à remonter le cours du temps au lieu de le descendre. — Comment la connaissance du présent éclaire celle du passé. — Exemple tiré de l’histoire de la Révolution française. — Avantages de la méthode
III.
De l’esprit de ce cours. — Point d’inédit ni d’historiettes. — La question de l’art pour l’art. — En quoi l’art diffère absolument de la science. — Comment les conditions mêmes de l’art l’empêchent de se séparer de la vie. — Qu’étant vraie de tous les arts, cette observation l’est particulièrement de la littérature et de la poésie. — De se défier de l’individualisme
PREMIÈRE LEÇON
Les origines du lyrisme contemporain.
I.
Quelles causes ont empêché l’essor de la poésie lyrique pendant la période classique. — Développement de l’esprit de société, considéré comme un esprit d’imitation. — Développement des Genres communs : éloquence de la chaire et poésie dramatique. — Transformation de la langue par l’esprit d’analyse
II.
De Jean-Jacques Rousseau et des raisons qui ont fait de lui le rénovateur du lyrisme. — L’origine plébéienne et l’éducation personnelle. — L’exaltation de la sensibilité. La soudaineté du succès. — Dans quelle mesure il faut croire aux persécutions dont Rousseau s’est prétendu victime. — Quelques mots sur la folie de Rousseau
III.
Suites ou effets de l’influence de Rousseau. — La réintégration de l’éloquence dans la prose française. — L’acheminement de l’éloquence vers le lyrisme par le sentiment delà nature. — Des trois principaux aspects du sentiment de la nature. — La réintégration du Moi dans l’usage littéraire. — Comme quoi la théorie de l’évolution est si loin d’exclure de l’histoire des genres le pouvoir de l’individualité qu’au contraire c’est elle
DEUXIÈME LEÇON
Bernardin de Saint-Pierre
Chateaubriand et André Chénier
I.
Bernardin de Saint-Pierre. — L’homme. — La nature de ses innovations. — Son influence
II
Chateaubriand. — Universalité de son influence. — Preuves tirées de Lamartine, d’Hugo, de Vigny. — Son œuvre propre, et qu’elle consiste en deux points essentiels, qui sont l’élargissement du sentiment de la nature et la réintégration du sentiment religieux. — La couleur locale dans les Martyrs. — Autres nouveautés de l’œuvre de Chateaubriand
Quelques mots sur les poètes de son groupe
III
André Chénier. — Qu’il ne saurait être considéré comme le rénovateur de la poésie française. — En quoi son œuvre est bien de son temps. — Qu’il faut distinguer soigneusement les « époques de son influence »
Le lyrisme vers 1820 est en possession de son principe
et des moyens de le manifester
TROISIÈME LEÇON
La poésie de Lamartine.
I.
Qualités essentielles de la poésie de Lamartine. — Ses origines et ses précurseurs. — Abondance et facilité. — Nature de l’imagination de Lamartine. — Une page de Bossuet. — Comment et en quoi l’imagination de Lamartine est essentiellement lyrique
II.
Des principaux thèmes lyriques. — Patriotisme et Liberté. — Limites étroites de leur fécondité. — Les grands thèmes : l’Amour, la Nature, la Mort. — De quelques thèmes secondaires : la Gloire et l’idée de Dieu. — Que l’idée du divin est la condition de toute poésie, lyrique ou autre. — De la différence essentielle des thèmes lyriques et des thèmes dramatiques
III.
Réserves à faire sur le lyrisme de Lamartine. — Tendance à la philosophie et par elle au caractère didactique. — Une page de Voltaire. — Tendance de Lamartine à l’éloquence pure. — De quelques défauts de Lamartine
Du rôle propre de Lamartine dans l’évolution du lyrisme
QUATRIÈME LEÇON
L’émancipation du moi par le romantisme.
Solidarité des trois termes de Lyrisme, Individualisme, et Romantisme
I
De la définition du Lyrisme. — La poésie lyrique est personnelle : 1° En tant qu’intime ; — 2° En tant qu’inspirée des circonstances ; — 3° En raison de la liberté et de la variété de ses formes. — Réponse à l’objection que l’on tire de la poésie de Pindare ou de celle des Psaumes. — Solidarité du Lyrisme et de l’Individualisme
II.
Le développement de l’Individualisme. — 1° Par l’influence de la Révolution française ; — 2° Par l’influence des Littératures étrangères et particulièrement des Littératures du Nord ; — 3° Par l’influence de la philosophie allemande. — Qu’il convient de voir avant tout dans le Romantisme un phénomène d’ordre social caractérisé par le triomphe de l’Individualisme
III.
De la définition du Romantisme. — Examen de quelques définitions. — Que, pour obtenir la vraie, il n’y a qu’à voir dans le romantisme le contraire du classicisme. — 1° En tant qu’il comporte la proscription des modèles antiques ; — 2° En tant qu’il est la négation théorique du pouvoir des règles ; — 3° En tant qu’il donne pour objet à l’œuvre littéraire la manifestation du Moi
CINQUIÈME LEÇON
La première manière de Victor Hngo.
I.
L’inspiration maîtresse des premiers recueils d’Hugo. — Leur caractère actif et « combatif » . — L’art pour l’art. — Ce qu’il faut voir sous la couleur des Orientales. — Définition d’Hugo par lui-même, et développement de la définition
II.
L’orchestration des thèmes lyriques. — Comment Hugo a donné aux mots une valeur de sonorité nouvelle. — La Tristesse d’Olympio. — Comment il a multiplié la valeur et la fécondité des thèmes en les multipliant les uns par les autres. — La Tristesse d’ Olympio. — De la valeur musicale des rythmes d’Hugo. — La Tristesse d’Olympio. — Qu’il y a lieu de distinguer dans l’œuvre d’Hugo trois manières successives
III.
Liaisons entre elles des trois manières d’Hugo. — Par le développement en lui de l’horreur de la mort. — Par la quantité d’ombre que cette méditation de la mort a mêlée de bonne heure aux parties lumineuses de son œuvre. — Par la nature visionnaire de l’inspiration qui en est résultée
Comment la tendance d’Hugo vers l’épopée a été entravée par i’influence de Sainte-Beuve et le succès de Musset
SIXIÈME LEÇON
L’œuvre poétique de Sainte-Beuve.
I
La Tendance démocratique et la Poésie populaire. — L’imitation des lakistes anglais, — La peinture poétique de la vie réelle. — Ce que la tentative avait de légitime. — Les dangers qu’elle présentait et ce que Sainte-Beuve, qui les a bien vus, a fait pour les éviter
II
L’Esthéticien du romantisme. — La recherche des rythmes. — La théorie de la rime forte et son utilité à son heure. — Le renouvellement du vocabulaire. — Observation sur l’argot. — Pourquoi de ses préoccupations d’art et d’humanité, Sainte-Beuve n’a rien tiré de supérieur aux Consolations
III
L’Esthéticien du romantisme. — La recherche des rythmes. — La théorie dLa Poésie personnelle dans l’œuvre de Sainte-Beuve. — Préoccupation de soi-même. — Insignifiance habituelle des sujets. — Bizarrerie voulue des sentiments. — Du sain et du malsain dans l’art, et discussion à ce sujet. — La postérité de Sainte-Beuve
SEPTIÈME LEÇON
Alfred de Musset.
Comment Musset continue, complète et achève une part du dessin de Sainte-Beuve
I.
Les premières poésies de Musset. — Elles sont d’un enfant de Paris ; — d’un vrai fils de son père, élevé dans la religion du XVIIIe siècle ; — d’un mondain et d’un dandy. — Intensité de la joie de vivre dans les premières poésies de Musset. — Le don Juan de Namouna
II.
La poésie de l’amour dans l’œuvre de Musset. — Du caractère tragique de la passion de l’amour. — L’expression du Moi dans les Nuits. — Du caractère extraordinaire de la passion de l’amour
III.
Les dernières poésies de Musset. — Comment le dandy et le mondain y reparaissent. — L’Épître et le Conte lyriques. — Quelques mots sur le bourgeois qu’il y avait au fond de Musset. — Opinion de Flaubert sur Musset
Comment Musset, par son exemple, a montré le danger de l’étalage du Moi
HUITIÈME LEÇON
La transformation da lyrisme par le roman.
I.
Importance et profondeur de la transformation opérée de 1840 à 1850. — Que l’œuvre de George Sand en offre un instructif abrégé : 1° Comme étant d’une femme ; — 2° Comme étant essentiellement lyrique à ses débuts ; — 3° Comme contenant, à titre de roman, le principe de la transformation qu’il s’agit d’étudier
II.
La première manière de George Sand. — Ses premiers romans, Valentine, Indiana, Jacques, sont sa propre histoire. — Ils sont de plus ; 1° L’apologie de la passion ; — 2° L’affirmation ou la revendication du droit de l’individu contre celui de la société
III.
Individualisme et socialisme. — Légitimité de l’individualisme. — Ses excès et ses dangers. — Sous quelle influence George Sand les a reconnus. — Sa deuxième manière. — Différents sens du mot de socialisme. — Comment on peut correctement l’entendre. — De la solidarité morale
IV.
La dernière manière de George Sand. — Que son socialisme est tout à fait inoffensif. — Comment son intention de peindre les mœurs populaires a profité à son art. — La défaite du Moi et le recul du romantisme
V.
Pourquoi la transformation ne s’est pas achevée par elle. — Du manque d’art dans son art. — De la faiblesse de la pensée. — Quels hommes ont complété son œuvre sur ce point