Page:Abadie - L’Angelus des sentes, 1901.djvu/83
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I
Dixeris egregie, notum si callida verbum
Reddiderit junctura novum.
Horace.
Quand ta lèvre sacra d’étoiles son attente,
Frisonnante de pleurs, tu lui parlas d’abord,
— Comme parle une eau vive aux herbes de ses bords —
De l’amour douloureux des prairies grelottantes.
Ensuite, tu chantas : « Mes candides baisers
Sont doux comme un matin d’azurante harmonie !
Mais ta voix que ma voix a su diviniser
Garde la joie de mes paroles infinies.