Page:Abadie - L’Angelus des sentes, 1901.djvu/93

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Tu es l’Orphée des demains promis.
Comme un soleil luit ta pensée
Sur l’humanité harassée :
Gloire à Toi qui nous a soumis !

L’aurore des terrestres fêtes,
Se lève, chantante, aux clartés
De tes sombres yeux de prophète.
Salut, doux porteur de beauté !


L’azur para d’antiques flammes
Ton vaste front d’illuminé,
Ton luth dans le désert des âmes,
Tel, un flambeau d’or, a tonné.