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CONNOiTRK Soy^BCtBCB. 12)
[3erdon$ ni Ie fujet, ni la caufe des plai- iirs que nous pouvons avoireudansce monde. Car Ie fujec, c'efl nötre ame qui demeure. La caufe c'eft Dieu aiii efl immortel & immuable. Ce qui fait qve nous regrecons Ie cielyla terre,i€S élemens , Ia Ibcieté , c'eil que nout re- vécons toutes ces chofes des fentimens agreables » que nous avont eu k leur occafion ; ne confideranc pas que nous emportons avec nous les couleurs &li toile s Ie peintre & Ie pinceau , qui nous font neceflaires , pour nous faire cei peintures admirables, & que fi Dieü ne nous manque 9 rien ne nous pourra ja- mais manquer.
L'idée de Deflruélion qui eil enfer* mee dans la more ne devroit pas nous faire plus de peine > que cette idéé d6 Solitude , dont nous venons de faire voir La faufieté. Il e(l vray que la mort (emble détruire Fhomme en pluiieurs manieres diiferentes. Elle décruic ie monde a fon égard , écant certain que Ie foleil' 9 la lune , les étoiles 1 1'air , ia terre^la mer^'ils ne s'aneantifTcat^ovDSL en eux mêmes, s'aneanüC[cc& exv^^
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