Page:Abbadie - L’Art de se connaitre soi-meme.djvu/79

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CONNOÏTRE SOY-MEMB. ^I

idees Mf^taphyfiqjLifiis & confuftS) fotic fort fouvent des idees fort diflinélosjfC ce qu'Us momn^ervt des connoUTances d'experience & de fentiment , prenés f .garde , lont d^s idi6es confufes. Car la ?pff miere choie quüls fpoCied de révê* tir les chofes corporeUes des faveurs, des odeurs > des fons, de la lamiere Sc des autres fentimens qui font en eux, ni plus ni moins que la dculeur eft dans Tame & non pas dans fóiguiUiB ^ui nous piqué, & que la douleur qu'ofi croit fentir dans un bras qu'on a pee- du e(l dans ramequi^fle»8c nonuaas xc bras qui n'eft plus. Or ouand \e$ •chofes exterioures font une tois réve- tües de nos propres fentimens,les hoa»- iines qui donnent plus au fentiment ^u'a^ la (implQ co^noijdlnfe > par cc quts Jk fentiment efl plus vif , & les imer- ^eflfe davantage,ont accoücunPié de pré^ /erer la perception de ces chofes exte^ ^ieuies a la connoil&nce diiliixé):e qU'Ui^ ^n pourroienti.a^voir. 11$ appel|eht cela •yoir & toucher j & cela felon eux ; c'e(| 4X>nnoitre didindement : * mais felon

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