Page:Adhémar - La philosophie des sciences et le problème religieux.djvu/39

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M. Le Roy pensait certainement, en écrivant ce mot, à ces petits stratagèmes qui sont parfois nécessaires pour le fonctionnement d’un appareil : telle fenêtre doit être ouverte et telle autre fermée… et mille autres détails que le garçon de laboratoire connaît bien mieux que le professeur.

Et, sans doute, dans tout phénomène, à côté des variables principales, il est tant de variables secondaires qui ont chacune leur très petite influence, indiscernable scientifiquement ! L’empirisme seul et l’intuition peuvent nous apprendre à nous placer dans de bonnes conditions d’élimination de ces petits effets parasites : « Stas, dit M. Wilbois, avec une manière à lui de frotter un ballon de verre… »

Ceci dit, pour justifier un peu ce mot « recette » qui est légèrement injurieux pour la Science, les lois sont-elles des définitions conventionnelles ?

Avec M. J. Hadamard (4) nous dirions volontiers « qu’il y a une hiérarchie entre les lois, qui fait que les unes sont relativement intangibles plutôt que les autres ».

Soit considéré, par exemple, le cas de la Mécanique Céleste. Depuis Newton cette science admirable est fondée sur l’hypothèse suivante : « l’effet d’un astre sur un autre consiste en ce que le produit de la masse de l’un par son accélération est, à chaque instant, proportionnel au produit des