Page:Adhémar - La philosophie des sciences et le problème religieux.djvu/60

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Mais si nous avons constaté la nécessité de cette réaction pour obtenir l’intégrité, la perfection de la vie scientifique, à combien plus forte raison faut il réagir contre l’Intellectualisme pour obtenir la plénitude de la vie religieuse.

Nous avons constaté, à la base de la vie de l’Humanité, l’activité industrielle, destinée à assurer la conservation de la vie et l’amélioration de ses conditions.

Il est une forme plus élevée de l’action, l’action scientifique.

Mais nos ressources d’activité ne sont pas encore complètement épuisées, il subsiste un reliquat (1) important.

Et ce reliquat d’activité, bien orienté, sera la source de l’action religieuse ; — mal orienté, il provoquera l’action superstitieuse.

Notre action scientifique, avons-nous dit, est irréductible à la logique formelle, au discours parfait, même dans les Mathématiques, a fortiori dans la Physique, bien plus encore ! dans la Biologie.

Dans les Sciences même le DISCOURS est subordonné à l’ACTION ; c’est dire que notre volonté joue un rôle ; c’est dire que cette volonté doit être énergique et doit être consciencieuse, scrupuleuse, bonne — c’est dire que cette volonté doit être, par dessus tout, une « bonne volonté (2) ».

Par sa puissance dialectique et par ses intui-