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XXII. De A. V. Mojaïsky

(Reçue 16 juillet.)
Chère Kitie,

Je suis peut-être très coupable envers toi ; sans doute, ta lettre est chez moi à la campagne, mais je ne puis encore me débarrasser d’Odessa. La liquidation de mes affaires touche à sa fin. J’ai consenti à tout, il était impossible d’agir autrement. Dans trois semaines, j’espère être à ta campagne de Peterhoff.

Ici, les Sapounopoulo m’ont emmené à leur luxueuse campagne au bord de la mer, et, par tous les moyens, on me donne à comprendre qu’il me faut épouser la fille grecque. La tante, une horrible créature que j’ai surnommée « Euménide », m’a un jour conseillé franchement d’essayer, me faisant espérer que je n’aurais pas un refus, et puis, qu’est-