Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/35
La bibliothèque libre.
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
Képhisophôn
Il n’y est pas et il y est, si tu n’es pas dépourvu de sens.
Dikæopolis
Comment y est-il et n’y est-il pas ?
Képhisophôn
Tout simplement, vieillard : son esprit, courant dehors après des vers, n’y est pas, mais lui-même est chez lui, juché en l’air, composant une tragédie.
Dikæopolis
Ô trois fois heureux Euripidès, d’avoir un esclave qui répond si sagement ! Mais toi, appelle ton maître !
Képhisophôn
C’est impossible.
Dikæopolis
Mais cependant je ne puis m’en aller. Je vais frapper à la porte. Euripidès ! mon petit Euripidès ! Écoute-moi, si jamais tu l’as fait pour quelqu’un. C’est Dikæopolis qui t’appelle, du dîme de Khollide, moi.
Euripidès
Je n’ai pas le temps.
Dikæopolis
Hé bien, fais-toi rouler.
Euripidès
Impossible.
Dikæopolis
Mais pourtant.