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AvAN1—t>n©1=0s v musique, c’est-à-dire ce qui en constitue, dans lapoésie surtout, la plus intime expression. c>‘Iupremier stade la traduction est donc seulement une ébauche, la matière dégross1`e ou devra s'accomplir la forme achevée, le sens complet du discours. Il va sans dire que W. ‘Talb0t,par le long exercice de saprofession méme, excelle dans cette preparation initiale, œuvre de grammairien et de lexica- graphe; mais ilfaut lui reconnaitre, en outre, un talent bien superieur à celui~là. Le mot à mot, aije dit, n’est qu'une sorte de ca- nevas, et il ne donne même pas intégralement ce qu'il semble promettre. ll risque toujours d'étre, en partie, inexact, sifort que soit le traducteur, car tout vocable et toute locution d’une langue ne trouvent pas nécessai- rement leurs representants adéquats dans une autre. Cette rencontre est d'autantplus rare que le génie et Mge des deux langues les d%'rencient davantage, comme se distinguent par l’esprit et l'ancienneté les deux nations qui les ont élaborées. cvlinsi la traduction littérale est le plus souvent défectueuse dans son propre domaine in- szfsant dâà, et, en outre, elle laisse hors de ses limites restreintes une lacune considérable à remplir pour la conqolète interpretation du texte original. C 'est ici que l'art entre en jeu et que CN. Talbot a fait preuve d’une souplesse de plume et d’une ingéniosité remarquables. Combien ces qualites sont requises pour une pareille tache! <>4lors, en eftt, se pose un problème tout nou- veau. Il s'agit d’abord decrire en français, et,par suite, de substituer aux idiotismes, ou s'accuse l'irréductible