Page:Aristophane - Théâtre 1889 tome 2.djvu/125

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LYSISTRATA.

LYSISTRATA SEULE.


Voyez un peu. Si l’on avait invité les femmes à venir au temple de Bacchus[1], ou de Pan[2] ou de Vénus Coliade[3], ou de Génétyllide[4], la foule des tambourins ne permettrait pas de se retourner ici ; mais aucune ne se presse d’y venir. Voici cependant une voisine qui commence à mettre le nez dehors.


LYSISTRATA, CALONICE.




LYSISTRATA.

Bonjour, Calonice.


CALONICE.

Bonjour, Lysistrata. D’où te vient cet air inquiet ? Déride-toi, ma chère : ces sourcils froncés ne te vont pas.


LYSISTRATA.

Le sang, Calonice, me bout dans les veines : notre sexe

  1. Où se célébraient les Bacchanales, fêtes licencieuses.
  2. Pan, roi des satyres, était favorable à la débauche.
  3. Adjectif dérivé d’un mot grec qui signifie membrum virile.
  4. Déesse qui présidait à la génération.