Page:Aristophane - Théâtre 1889 tome 2.djvu/131

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LYSISTRATA.

Oh ! la jolie gorge que tu as !


LAMPITO.

Tu me manies comme une victime prête à offrir.


LES PRÉCÉDENTES, UNE BÉOTIENNE, UNE CORINTHIENNE.



LYSISTRATA.

Et cette autre jeune fille, d’où est-elle ?


LAMPITO.

Elle est d’une des meilleures familles de Béotie.


LYSISTRATA.

Ô dieux, oui, c’est une Béotienne, avec son joli parterre.


CALONICE.

Et il est bien nettoyé ; on n’y voit plus de pouliot[1].


LYSISTRATA.

Quelle est cette autre jeune fille ?


LAMPITO.

Elle est aussi de bonne race, quoiqu’elle soit de Corinthe.


LYSISTRATA.

Oui, de bonne race, comme on l’est dans ce pays[2].


LAMPITO.

Or maintenant, qui a convoqué cette assemblée de femmes ?


LYSISTRATA.

Moi.

  1. Le pouliot était abondant en Béotie. Alluditur ad hortum muliebrem.
  2. Corinthe était célèbre par ses courtisanes.