Page:Aristophane - Théâtre 1889 tome 2.djvu/130

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LES PRÉCÉDENTES. MYRRHINE.



MYRRHINE.

Est-ce que nous arrivons trop tard, Lysistrata ? Quoi ? Tu ne dis mot ?


LYSISTRATA.

Je ne te féliciterai pas, ma chère, de n’arriver qu’à l’instant, quand la circonstance est si importante.


MYRRHINE.

J’ai eu de la peine à trouver, dans l’obscurité, ma ceinture. Mais si le cas est urgent, parle, nous voilà.


LYSISTRATA.

Il vaut mieux attendre que les Béotiennes et les Péloponésiennes soient arrivées.


MYRRHINE.

Tu as raison. Tiens, voici Lampito qui approche.


LES MÊMES, LAMPITO.



LYSISTRATA.

Bonjour, Lampito, ô la plus chérie des Lacédémoniennes. Que tu es jolie, ma douce amie ! Quel air vif et animé ! Tu étoufferais un taureau.


LAMPITO.

Je le crois bien ; je fais de violents exercices, et je saute assez haut pour me donner du talon dans le derrière[1].

  1. Trait contre les exercices gymnastiques des jeunes Lacédémoniennes.