Page:Austen - Orgueil et Prevention 1.djvu/8

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page a été validée par deux contributeurs.
4
ORGUEIL

» — C’est plus que je ne puis vous promettre.

» — Pensez donc un peu plus à vos filles ; ce serait un fort brillant établissement pour l’une d’elles. Sir William et lady Lucas doivent y aller dès son arrivée. Je suis sûre qu’ils ont la même pensée que moi, car en général ils ne visitent pas les nouveaux venus ; il faut absolument que vous y alliez aussi, sans quoi nous ne pourrions faire connaissance avec lui.

» — Vous faites trop de façons, ma femme, je ne doute nullement que M. Bingley ne soit fort aise de vous voir ; je vous donnerai quelques lignes pour lui, afin de l’assurer que je lui permets d’épouser celle de mes filles qui lui plaira le plus ; mais je veux lui recommander ma petite Lizzy.

» — Je vous prie de n’en rien faire ; Lizzy ne vaut pas mieux que les autres, je suis sûre qu’elle n’est pas à beaucoup près aussi belle qu’Hélen, ni si gaie que