Page:Béranger - Chansons anciennes et posthumes.djvu/620

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Elle vole, et, d’un élan,
Jusqu’à l’insecte elle arrive.
Sainte Vierge ! c’est Satan
Qui lui crie : Ah ! fugitive,
Je vous tiens. Ne priez pas ;
C’est trop tard, vite à mon bouge !
Vous attraperez là-bas
Des papillons de fer rouge.
Crains le diable ; mais crois bien
Que l’enfer vaut mieux que rien.
 
Nos oiseaux au toit qui pend
Rentrent : Ô l’infortunée !
Le diable à l’œil de serpent
D’en bas l’aura fascinée,
Disent-ils. Où la chercher ?
Dans les flammes éternelles.
Sans pouvoir l’en arracher
Nous y brûlerions nos ailes.
Crains le diable ; mais crois bien
Que l’enfer vaut mieux que rien.





CHACUN SON GOÛT


COUPLET


Air :


Je donnerais, pour revivre à vingt ans,
L’or de Rothschild, la gloire de Voltaire.
Mais d’autre sorte on calcule en ce temps,
Chez l’auteur même, et nul n’en fait mystère.
On veut gagner, gagner, gagner encor.
J’en sais plusieurs, le pourra-t-on bien croire ?
Qui donneraient, pour leur plein gousset d’or,
Et leurs vingt ans et Voltaire et sa gloire.