Page:Banville - Œuvres, Les Cariatides, 1889.djvu/281

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page n’a pas encore été corrigée



XXIII

LE DIVAN

 
Dans le boudoir où pareils à des strophes
Sont mariés les superbes accords
Des lourds tapis et des sombres étoffes,
L’obscurité de ces profonds décors
Brille et s’allume au flamboiement des ors.
Jeanne est couchée au milieu des fleurs rares ;
Et cependant que ses joyaux barbares
Dans cette nuit jettent des feux sanglants,
Sur les coussins ornés de fleurs bizarres
Un doux rayon fait briller ses pieds blancs.