Page:Banville - Socrate et sa Femme, 1886.djvu/20
La bibliothèque libre.
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
- Bacchis.
- Voici que la table est par terre
- Xantippe.
- C’est ma table. Ce n’est pas moi qu’on fera taire.
- Courtisanes, et toi, ridicule artisan,
- Philosophes, diseurs de rien, allez-vous-en !
- Mélitta.
- Quels cris fougueux !
- Eupolis.
- La Peur voltige sur sa trace.
- Dracès.
- Partons !
- Praxias.
- Elle a l’aspect riant d’un soldat thrace.
- Antisthènes.
- Elle est brave !
- Bacchis.
- Elle eut fait merveille à Marathon.
- Eupolis.
- Cependant je comprends le roi Zeus qui, dit-on,
- Pendit au haut du ciel environné de brume
- Sa brave femme, ayant à ses pieds une enclume !
- Dracès.
- Partons vite !
- Bacchis.
- Au revoir, Socrate.