Page:Banville - Socrate et sa Femme, 1886.djvu/35
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- Socrate, bouleversé.
- Myrrhine,
- Elle pâme ! De l’eau !
Il s’agenouille aux pieds de Xantippe et tâche de la ranimer.
- Myrrhine, apportant un vase d’eau.
- Quand ses yeux s’ouvriront,
- Je lui dirai…
- Socrate.
- Mouillons ses tempes et son front.
- Vois, la neige envahit son visage immobile.
- Ô Myrrhine, elle meurt.
- Myrrhine.
- Pas du tout. Sois tranquille,
- Socrate. Je suis femme. Elle vit. Je connais
- Cela.
- Socrate, penché sur Xantippe.
- Xantippe, viens. Ouvre tes yeux. Renais !
- Vois dans quelle douleur ton silence me jette.
- Entends-moi ! Parle-moi ! Non, sa bouche est muette.
- Dieux ! Je succombe. Ayez pitié de mes tourments !
- Au secours ! Dieux !
Pendant que Socrate a prononcé ces derniers vers, sont entrés Antisthènes, Praxias, Eupolis, Dracès, Mélitta, Bacchis et tous les personnages qu’on a vus à la scène quatrième.