Page:Banville - Socrate et sa Femme, 1886.djvu/37

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Myrrhine, à Socrate.
Elle vit et respire.Et tu vas voir ses yeux
S’ouvrir à la clarté du ciel.
Mélitta, à Socrate.
S’ouvrir à la clarté du ciel.Reprends courage,
Maître.
Myrrhine, aux assistants, sans être entendue de Socrate.
Maître.Sa pâmoison vient d’un accès de rage.
L’évanouissement est réel ; cependant,
Ne pas s’inquiéter sans mesure est prudent.
Socrate.
Secourez-la !
Eupolis, riant, à Mélitta.
Secourez-la !Cédons à son désir frivole.
Socrate.
Je tremble que son âme errante ne s’envole.

Les femmes entourent Xantippe, mais sans montrer une réelle inquiétude. Socrate va se joindre à elles, lorsque Eupolis l’arrête et lui barre le passage.

Eupolis, d’un ton railleur.
Et voilà tout ?
Dracès.
Et voilà tout ?C’est pour cela que tu gémis ?
Praxias.
Quoi donc ! C’est pour cela qu’il pleure !
Antisthènes.
Quoi donc ! C’est pour cela qu’il pleure !Ô mes amis,
Pour une femme folle, —