Page:Banville - Socrate et sa Femme, 1886.djvu/46
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- Socrate.
- Non.
- Xantippe.
- Non ?
- Si fait ! Tu me battras, ou j’y perdrai mon nom.
- Socrate.
- Mais non.
- Xantippe, exaspérée.
- Bats-moi.
- Socrate.
- Non, par Hercule secourable !
- Xantippe.
- Tu ne veux pas ?
- Socrate.
- Non.
- Xantippe.
- Non ?
- Jetant le bâton et donnant un soufflet à Socrate.
- Eh bien ! Tiens !
Xantippe, stupéfaite de sa propre action et comme foudroyée, tombe aux pieds de Socrate.
- Xantippe, à genoux. Avec confusion.
- Misérable !
- Voilà que je retombe en mon égarement.
- Ta Xantippe n’est rien que démence et tourment.
- Hélas ! à quoi, taillée en une telle étoffe,
- Peut-elle donc servir ?
- Socrate, la relevant et la prenant dans ses bras.
- À faire un philosophe !