Page:Bassompierre - Journal de ma vie, 1.djvu/433

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tembre pour recevoir le duc de Mantoue qui revenait sans doute des funérailles du duc de Lorraine, père de son gendre.

Suivant l’Estoile, ce fut le 27 août que la reine Marguerite donna la bague.


XIII


(Voir p. 244).


On ne connaissait pas jusqu’ici d’édition de la première partie de l’Astrée, qui fut antérieure à 1610. Brunet pensait que la première édition en avait été donnée en 1610, en même temps que la première de la seconde partie ; mais il signalait cette édition comme introuvable. Auguste Bernard, dans ses Recherches bibliographiques sur le roman d’Astrée, exprimait, sur la foi de Bassompierre, l’opinion que la première partie de ce roman avait déjà paru en 1608 ; mais il ajoutait qu’on ne connaissait aucun exemplaire de cette édition présumée. Bassompierre cependant avait raison ; ses souvenirs étaient fidèles, et il avait pu charmer les insomnies du roi Henri IV avec les récits de M. d’Urfé. Un exemplaire du précieux volume qui les renfermait a été découvert récemment à Augsbourg ; il a figuré dans un catalogue de Tross, au mois de septembre 1869, et il a été acheté par M. James de Rothschild. Ce volume est ainsi intitulé : LES DOUZE LIVRES D’ASTRÉE ou par plusieurs histoires, et sous personnes de Bergers et d’autres sont deduits les diuers effets de l’honneste amitié. A PARIS, chez TOUSSAINCTS DU BRAY. M.DC.VII. Auec priuilege du Roy. L’édition ne contient pas la dédicace au roi, qui figure en tête de la seconde partie, imprimée en 1610 ; mais elle renferme l’allocution de l’auteur à la bergère Astrée. On peut voir une description plus détaillée de cette édition originale de la première partie de l’Astrée, dans la Revue forezienne du mois de décembre 1869.