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XV


(Voir p.148).


Malgré son brusque départ, le duc de Mayenne cherchait encore à ménager les apparences, et le roi acceptait ses raisons, comme on le verra par les deux lettres suivantes :

1o Le roy a Mr de Noailles, Henry, 30 mars 1620.

« Monsr de Nouailles, l’on m’apporta hier au soir aduis de Paris que mon cousin le duc de Mayenne en estoit party la nuit precedente en grand haste et auec peu de suitte, publiant que c’estoit pour aller voir le marquis de Villars son frere qui est fort malade, et de là passer en son gouuernement, ce que je ne puis croire qu’il face a mauuais desseing ; mais d’aultant qu’il s’en est allé sans prendre congé de moy et mesmes sans m’en aduertir, je ne sçay quelle peult estre son intention ; en attendant que j’en sois esclaircy comme je m’asseure de l’estre bien tost, j’ay mandé a mes seruiteurs dans ma prouince de Guyenne de prendre garde a tout ce qui peut importer a mon seruice et me tenir auerty de tout ce qui s’y passera, de quoy je vous ay aussy voulu donner aduis par ceste lettre. — Escrit a Fontaynebleau le xxxe jour de mars 1620. »

Signé : Louis.

Lettres, etc., a Mr de Noailles par les rois, etc. T. II, fol. 266. (Bibliothèque du château de Mouchy-Noailles.)


2o Le roy a Mr de Noailles, Henry, 4 avril 1620.

« Monsr de Nouailles, je vous ay faict depuis peu de jours vne depesche sur le subject du soudain depart de mon cousin le duc du Mayne ; maintenant je vous faicts celle cy pour vous aduertir que durant le petit voyage que j’ay faict a Vallery vn gentilhomme m’est venu trouuer de sa part auec vne sienne lettre plaine d’excuses de la façon dont il s’achemine en son gouuernement, me suppliant de l’auoir agreable en suitte du