Page:Bassompierre - Journal de ma vie, 2.djvu/427

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commandement que je luy auois faict de se tenir prest pour y aller et me protestant qu’il y va en intention de me rendre le seruice auquel il est tenu et qu’il ne manquera jamais a la fidelité et obeissance qu’il me doibt ; ce que j’ay pris en bonne part m’asseurant qu’il fera ce qu’il me mande, et luy ay faict response par laquelle je luy declare ainsi ; a quoy je n’ay rien a adjouster pour cette heure sinon, etc. — Escrit a Fontainebleau, le iiije jour d’auril 1620. »

Signé : Louis.
Ibid. T. II, fol. 267.




XVI


(Voir p.198).


M. de Puységur a laissé des mémoires dans lesquels il raconte cet incident, et ajoute :

« Je fis si bien que je les portay à se rendre, dont je donnay avis à Monsieur de Bassompierre, maréchal de camp dans l’armée, et qui étoit au bout du pont qui attendoit. La capitulation fut faite, et il leur fut accordé qu’ils sortiroient avec la méche allumée et bale en bouche ; et comme Monsieur de Bassompierre se presenta pour entrer dans le château, il fut surpris quand il vit que je luy ouvris la porte, et me demanda par quel moyen, et comment j’étois entré dedans. Je luy répondis que j’y étois entré pêle-mêle avec les ennemis, et que j’avois bien de la joye que c’estoit moy qui luy ouvrois la porte. Ce que je dis icy se justifie par les Memoires de mondit sieur de Bassompierre, où il met Que Poisigut luy a ouvert la porte du pont de Scé ; et quoique mon nom ne soit pas bien écrit, c’est pourtant de moy qu’il entend parler, parce que les uns m’appelloient Poysigut, et d’autres Puysegur, qui est mon nom veritable. »

(Les memoires de messire Jacques de Chastenet, chevalier, seigneur de Puysegur. Wolfgang, 1690, p. 4.)