Page:Beaumarchais - Œuvres choisies, édition 1913, tome 2.djvu/233

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LA COMTESSE.

Il y a de la naïveté…. du sentiment même.

SUZANNE va poser la guitare sur un fauteuil.

O ! pour du sentiment, c’est un jeune homme qui…. Ah çà, monsieur
l’Officier, vous a-t-on dit que pour égayer la soirée, nous voulons
savoir d’avance si un de mes habits vous ira passablement ?

LA COMTESSE.

J’ai peur que non.

SUZANNE se mesure avec lui.

Il est de ma grandeur. Ôtons d’abord le manteau. (elle le détache.)

LA COMTESSE.

Et si quelqu’un entrait ?

SUZANNE.

Est-ce que nous fesons du mal donc ? je vais fermer la porte : (elle
court) mais c’est la coiffure que je veux voir.

LA COMTESSE.

Sur ma toilette, une baigneuse à moi. (Suzanne entre dans le cabinet
dont la porte est au bord du théâtre.)


Scène xx

V.


CHÉRUBIN, LA COMTESSE assise.
LA COMTESSE.

Jusqu’à l’instant du bal le Comte ignorera que vous soyez au château.
Nous lui dirons après, que le temps d’expédier votre brevet nous a fait
naître l’idée….