Page:Blanc - Histoire de dix ans, tome 2.djvu/403

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recueillant les fruits, d’y ajouter des indemnités pour les victimes de la guerre.

J’ai l’honneur de vous demander une réponse immédiate.

Recevez, Monsieur le ministre, l’expression de ma haute considération.

Le contre-amiral commandant l’escadre française du Tage,
Baron Roussin XXXXXXX

Le vicomte de Santarem ayant répondu qu’il adhérait aux propositions formulées dans la lettre du 8, adhésion équivoque qui tendait à esquiver les conditions nouvelles contenues dans la lettre du 11, l’amiral Roussin adressa au ministre portugais la liste complète des propositions de la France :

Elles consistaient dans l’annulation des sentences rendues contre des citoyens français ; dans la fixation d’une indemnité pour chacun de ceux d’entre eux qui avaient se plaindre du gouvernement portugais ; dans la destitution du chef de la police du royaume ; dans une indemnité de huit cent mille francs au gouvernement français pour les frais de l’expédition ; dans l’affiche de ces faits sur les murs de toutes les rues où l’étudiant de l’université de Coïmbre avait été ignominieusement promené. A ces conditions, l’amiral Roussin ajoutait celle d’une indemnité à fixer contradictoirement pour dommages occasionnés au commerce français, et il déclarait propriété française les bâtiments portugais qui avaient amené leur pavillon sous le feu de son escadre.

Le vicomte de Santarem essayant de tramer les choses en longueur, et paraissant désirer que les négociations eussent lieu non sur le vaisseau de l’ami-