Page:Bloy - La Résurrection de Villiers de l’Isle-Adam, Blaizot, 1906.djvu/21

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Il vivait donc au milieu d’un groupe superbe dont il avait, depuis longtemps, obtenu la résurrection — nullement ému d’aboucher ensemble des guerriers ou des magistrats séparés par toute la largeur des siècles et dont la personnalité même se perdait pour lui dans l’admirable cohue des individus de son sang.



Son voyage en ce monde passe pour être connu. On en a fait une légende merveilleuse, quoique les circonstances bizarres dont l’imagination de quelques-uns et la sienne propre l’ont surchargée aient été beaucoup plus rares qu’on ne le suppose.

Le trouble célèbre de son esprit n’était, au fond, que le trouble de son âme et c’était, comme cela, bien assez tragique.

Je voudrais exprimer que sa vie se trouva configurée à l’Histoire même de sa Race et que tel fut le principe de douleurs sans nom. Mais comment faire entendre un pareil langage ?