Page:Bloy - Les Dernières Colonnes de l’Église, Mercure de France, 1903.djvu/90

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tres », lui font si peur qu’il y a vu — lui, le naturaliste condamné pourtant aux travaux forcés de l’exactitude photographique — « des glaciers et des neiges éternelles ![1] » se croyant sans doute au Mont Blanc ou à Chamouny.

Mais il en veut terriblement à ce pauvre Drac qu’il déclare « hideux… rivière de bile, maléficiée, pourrie avec ses plaques savonneuses, ses teintes métalliques, ses fragments d’arc-en-ciel échoués dans des boues ». Cette admirable nature l’enrage et c’est tout juste s’il excuse la Sainte Vierge de s’y être manifestée. Alors, n’osant pas se venger sur Elle, il tombe sur ses images.

« Au point de vue de l’art, sur cette minuscule promenade, près de la source captée par des tuyaux à robinets, s’érigent, à trois places différentes, des statues de bronze. Une Vierge accoutrée de vêtements ridicules, coiffée d’une sorte de moule de pâtisserie, d’un bonnet de

  1. La Cathédrale, p. 16.