Page:Boussenard - La Terreur en Macédoine, Tallandier, 1912.djvu/165

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Chapitre III


Ceux qu’on n’attendait pas. — Deux recrues. — La petite armée de l’Indépendance. — En prêchant la guerre sainte. — Réveil en plein massacre.— La forteresse. — Premier coup de feu. — Assaut repoussé. — Friture. — La maison voisine. — L’échelle. — Héroïsme. — Dévouement. — Assiégés.


On se souvient des deux gendarmes seuls survivants du peloton massacré par Joannès, Michel et Panitza, quand ils couraient éperdus à la recherche de Nikéa.

Généreusement, noblement, les trois jeunes gens avaient fait grâce de la vie aux deux zaptiés. Ils s’étaient contentés de s’emparer, pour s’en revêtir, de leurs uniformes, de les désarmer et de leur laisser en échange leurs vêtements civils.

On n’a point oublié non plus que, craignant d’être pendus s’ils rentraient à leurs corps, ils avaient prié Joannès de les garder avec lui, le prenant, d’ailleurs, pour un chef de brigands.

Le jeune patriote les détrompa et leur dit d’aller l’attendre au village de Salco.

Ils obéirent avec docilité, arrivèrent au village, se