Page:Boussenard - La Terreur en Macédoine, Tallandier, 1912.djvu/239

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Chapitre VIII


Poudre de charbon. — Pourquoi les cartouches ratent. — Pas de vivres ! — Qui dort dîne. — Et après ?… — Bloqués. — Au fond d’une caverne. — Travail de sape. — L’argile rouge. — En face de la réalité. — Marko veut presser l’attaque. — Labeur acharné. — Devant un mur de granit. — Plus d’espoir !


Le péril est écarté. Du moins le péril immédiat, pressant, mortel. Une sécurité momentanée semble assurée. A quel prix, hélas !

Quant à l’avenir… oh ! comme il paraît sombre.

Mais, pour l’instant, nul. ne semble guère songer même au lendemain. Une fatigue écrasante a brisé ces rudes organismes. Et tous ces braves n’ont plus qu’une pensée, qu’un désir : s’allonger, comme des bêtes fourbues, sur ces herbes sèches et odorantes, emmagasinées dans les grottes.

On ne tient plus debout. On allume quelques. lampes primitives — un petit vase en cuivre plein d’huile, avec une mèche en coton qui déborde du bec — et l’on s’endort, sans même penser à manger.

Non, pas tous, pourtant. Il en est un que le souci