Page:Boussenard - La Terreur en Macédoine, Tallandier, 1912.djvu/267

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Chapitre X


Les dernières bombes. —Riposte. — Un peu de répit. — Dans une boîte à conserves. — La mine. — Pour arrêter l’ennemi. — Bras fracassé. — Infirmière. — Pour faire détoner la nitroglycérine. — Les dernières minutes. — Héroïsme de femme. L’explosion. — L’invasion. — La brèche. — La Bulgarie. — Pauvre Joannès ! — Sauvés.


Au cri de Panitza, les patriotes se lèvent en tumulte. Des imprécations jaillissent de toutes les bouches.

D’un mot, Joannès calme cette émotion si naturelle et si poignante.

« Les bombes !… combien reste-t-il de bombes ?

— Six !… nous n’en avons plus que six !

— Donnez-m’en une… une seule… et sur notre vie à tous, ne les lancez à aucun prix.

« Jurez-le ! quoi qu’il arrive…

— Nous le jurons ! »

Il saisit le projectile et bondit vers la redoute. Michel devine sa pensée, l’empoigne par le bras, l’arrête et s’écrie :

« Non ! pas toi… c’est à moi d’agir…

— Lais