Page:Boussenard - La Terreur en Macédoine, Tallandier, 1912.djvu/284

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TROISIÈME PARTIE
Chapitre premier


Le pays des roses. — Caravane de baudets. — Porte bien gardée. — De Bulgarie en Macédoine. — Toujours le bacchich — Chaude alerte. — Deux types d’âniers. — A l’usine. — Ce que renferment les paniers. — Sous les roses. — Les mannlichers. — Cachette. — Étrange nouvelle.


Le rude hiver qui sévit sur les Balkans a pris fin. Si de loin en loin quelque tache de neige blanchit les cimes les plus escarpées, tout bourgeonne, verdit et fleurit sur les plaines et dans les vallées bulgares. C’est le printemps ! Ce printemps éblouissant et parfumé des roses, qui de tous côtés, à perte de vue, couvrent la terre. De suaves et délicates senteurs emplissent l’air attiédi ; grisés d’air et de lumière, les oiseaux vocalisent, éperdument ; des essaims da papillons volettent, zigzaguent et palpitent sur les parterres infinis. Partout, c’est l’interminable succession