Page:Buckland - La Géologie et la Minéralogie dans leurs rapports avec la théologie naturelle, 1838, tome 1.djvu/398

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
376
ENCRINITES LYS.

animaux supérieurs dont on leur a donné le nom. Dans toute la famille des crinoïdiens, on retrouve ce même système de pièces, variant quant au nombre, mais occupant la même place dans l’intervalle qui sépare la colonne et les bras de l’animal. Les détails de toutes ces variations spécifiques ont été admirablement exposés par M. Miller, et je renverrai à son excellent ouvrage tous ceux qui seraient désireux de le suivre dans l’analyse si hautement philosophique qu’il a faite de la structure des animaux de cette famille curieuse[1].

  1. On voit figurée, dans notre planche 47, la restauration faite par M. Miller de deux autres genres. La figure 1 représente l’apiocrinites rotundus, ou encrinite-poire, avec ses racines ou la base par où elle se fixe, et les bras épanouis. La figure 2 représente la même espèce avec les bras contractés. On voit fixés sur la base, ou racine de ces deux grands individus, deux autres individus jeunes, et les troncs brisés de deux autres également jeunes ; c’est ainsi que ces racines se trouvent fixées à la face supérieure de la grande roche calcaire de Bradford, près de Bath. Durant la vie de ces beaux zoophytes, leurs racines étaient confluentes, et recouvraient le fond de la mer, dans cette localité, d’un pavé mince, au dessus duquel leurs tiges et leurs branches étalées constituaient une forêt sous-marine d’une grande beauté. On rencontre quelquefois la tige et le corps réunis, comme ils l’étaient pendant la vie ; les bras et les doigts sont au contraire presque toujours séparés ; mais on en retrouve les fragmens dispersés sur l’espèce de pavé formé par les racines à la surface de la roche oolitique sons jacente.

    La couche formée par ces débris si beaux a été recouverte par une épaisse couche d’argile. La figure 3 représente l’extérieur du corps et les articles supérieurs de la colonne, aux deux tiers environ de leur grandeur naturelle. La figure 4 est une coupe longitudinale des mêmes parties, destinée à faire voir la cavité viscérale et les grands espaces où sont admis les alimens entre les articles supérieurs plus élargis de la colonne.

    La figure 5 est celle d’un actinocrinite à trente doigts, du calcaire carbonifère des environs de Bristol, d représente les bras latéraux auxiliaires qui sont fixés à la colonne dans cette espèce. On voit, en b la base et les fibres qui servaient à la fixer au fond. Le corps est représenté (fig. 6) avec les doigts enlevés, pour faire voir les plaques pectorales, q, et les plaques capitales, r, lesquelles forment une enveloppe au dessus de la cavité abdominale, et se terminent en une bouche, x, susceptible