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ORIGINE VÉGÉTALE DE LA HOUILLE.

la substance a été pénétrée par de la vase, à l’époque où elles sont tombées dans la masse végétale à laquelle la houille doit son origine, et dont les formes sont reproduites par l’argile ou le sable qui s’y est introduit, de la même manière que les formes intérieures d’un moule sont reproduites par la matière que l’on y verse.

M. Hutton a découvert tout récemment une preuve encore plus décisive de l’origine végétale de la houille, même la plus complètement convertie en bitume. Il a fait connaître en effet que si l’on réduit en lames minces, pour les soumettre au microscope, l’une quelconque des trois variétés de houilles qui se trouvent aux environs de Newcastle, on y reconnaît une structure végétale plus ou moins évidente[1]

  1. « Si l’on prend au hasard un échantillon quelconque de ces variétés de houille, dit M. Hutton, on y reconnaîtra une structure végétale plus ou moins apparente, ce qui suffirait pour démontrer, de la manière la plus complète, l’origine végétale de la houille, alors même qu’il n’en existerait aucune autre preuve.

    » Chacune de ces trois sortes de houille, outre la fine réticulation que l’on y distingue, et qui est due à ce que sa texture et d’origine végétale, offre d’autres cellules remplies d’une substance légèrement colorée en brun jaune, d’une nature probablement bitumineuse, assez volatile pour être entièrement expulsée par la chaleur avant qu’aucun changement ait encore eu lieu dans les autres démens constituais de la houille. Le nombre et l’aspect de ces cellules diffèrent suivant les diverses variétés de la houille. Dans la houille grasse (caking coal), les cellules en question sont comparativement peu nombreuses et de forme très alongée ; dans les portions les plus fines de cette houille, ]à où la forme rhomboïdale des fragmens indique une cristallisation plus complète, les cellules sont complètement oblitérées.

    » La houille schisteuse offre deux sortes de cellules remplies également d’une substance bitumineuse jaune : les unes sont de la nature de celles que nous avons déjà mentionnées dans la houille grasse (caking coal) ; les autres sont plus petites, réunies par groupes, et de forme sphéroïdale alongée.

    Les diverses variétés de houille et que l’on désigne à Newcastle sous les noms de cannel, de parrot, de splentcoal, n’offrent jamais