Page:Buckland - La Géologie et la Minéralogie dans leurs rapports avec la théologie naturelle, 1838, tome 1.djvu/420

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
398
VÉGÉTAUX FOSSILES.

pliquée prend la place des formes plus simples qui avaient prédominé pendant la durée des deux périodes précédentes. Aux calamites gigantesques ont succédé des équisétacées plus petites ; les fougères sont réduites aux proportions numériques faibles et à la petite taille que nous leur voyons sur les limites méridionales de nos climats tempérés. La présence des palmiers nous atteste que la température ne descendait jamais jusqu’à un froid de quelque intensité ; et tout l’ensemble des caractères généraux s’accorde à nous indiquer un climat très approchant de celui des bords de la Méditerranée.

Nous devons aux travaux de Schlotheim, de Sternberg et d’Ad. Brongniart, d’avoir posé les fondemens d’un arrangement systématique des plantes fossiles, grâce auquel, en nous aidant des analogies que nous offrent les plantes récentes, nous pourrons aborder la question ardue de la nature de l’ancienne végétation du globe, durant les périodes où se formaient les couches qui constituent son enveloppe.

Il est peu de personnes qui soient au courant des témoignages qui nous ont conduits, après une longue incertitude, à une solution certaine de la question si long-temps en litige de l’origine végétale de la houille. Il n’est pas rare que nous rencontrions parmi les cendres qui tombent des grilles où nous brûlons de la houille, des traces de plantes fossiles dont toute

présente deux lobes, comme une fève ou une graine de café. Les tiges des plantes monocotylédones sont toutes des tiges endogènes, c’est à-dire qu’elles s’accroissent de l’intérieur à l’extérieur par des faisceaux vasculaires contenus dans une masse de tissu cellulaire, et que leur volume s’augmente par une addition de substance qui a lieu du centre à la circonférence : tels sont les palmiers, les cannes, les liliacées. Les tiges des plantes dicotylédones sont toutes exogènes, c’est à-dire qu’elles s’accroissent par addition de couches concentriques se formant vers l’extérieur. Ces couches constituent des anneaux dont chacun indique l’accroissement total d’une année : c’est ce qui a lieu dans le chêne et dans les autres ai bref forestiers de nos climats.