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les aspirations


Mais si des Attilas, assoiffés de vengeance,
Allaient éteindre un jour le flambeau de la France,
L’humanité soudain marcherait à tâtons.
Que dis-je ? si jamais son soleil se dérobe,
Les feux qu’il a versés à tous les coins du globe
Éblouiront sans fin les générations.
 
Que dis-je encor ? si Dieu voulait que cette Gaule,
Dont nul fardeau n’a su courber la large épaule,
Expirât sous les coups d’un brutal conquérant,
On la verrait, après trois jours, briser sa tombe,
Et venir, en planant comme aiglon ou colombe,
Reprendre sa carrière aux bords du Saint-Laurent.


ENVOI


Sur le rivage altier de notre fleuve immense
Nous vénérons toujours la vieille et noble France.
Heureux de ses succès, attristés de son deuil,