Page:Chapman - Les Fleurs de givre, 1912.djvu/38

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Capable d’endiguer le flot spoliateur.
Tous les bras sont tendus vers le libérateur
Qui promet le salut de la Nouvelle-France.

Et, confiant, guidé par l’astre du Destin,
Il attaque deux forts, y bat Mercer et Moore,
Y fait maints prisonniers, un opulent butin.
Chouaguen et William-Henry diront sans fin
Les prodiges que sait enfanter la bravoure.

Abercromby, l’audace au front, l’épée au clair,
Sur Carillon cerné bientôt se précipite.
Jamais le fier Montcalm n’apparut aussi fier.
Six heures il affronte un ouragan de fer.
Et, le soir, les couleurs anglaises sont en fuite.

Un long Te Deum fait répéter aux échos
Que par les Francs Dieu frappe encore pour l’Histoire ;
Et l’ange du pays vient baiser nos drapeaux
Et couvrir de lauriers plus brillants et plus beaux
Nos preux ivres de joie et tout chargés de gloire.


II


Mais la famine va torturer les colons
Qui depuis bien des jours poussent des cris d’alarmes.