Page:Chapman - Les Fleurs de givre, 1912.djvu/43

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Rien ne peut de ce nom ternir l’éclat serein,
Et, défiant le temps, l’oubli, l’indifférence,
Impérissable, il doit survivre au double airain
Dressé, pour honorer le héros souverain,
Sur le sol généreux de l’une et l’autre France.

Et de même qu’un jour, aux bords laurentiens,
Wolfe et Montcalm mourants ― ô le sublime rôle ! ―
Formèrent de leur sang chaleureux les liens
Qui font fraterniser, sous les toits canadiens,
Les fils de l’Albion et les fils de la Gaule ;

De même, en érigeant les monuments jumeaux
Qui diront la valeur du paladin stoïque
Tombé comme le grand Roland à Roncevaux,
Nous avons pour toujours uni de nœuds loyaux
Les Francs de l’ancien monde aux Francs de l’Amérique.