Page:Chapman - Les Fleurs de givre, 1912.djvu/52

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Tu n’as jamais sondé des yeux l’immensité
De nos bois giboyeux, de nos fertiles plaines ;
Notre fier Saint-Laurent n’a jamais reflété
Ta voile dans les plis de son grand flot bleuté.
Et tu t’épris pourtant des plages canadiennes.

Tu chéris le passé qu’avec tant de succès
Crémazie évoqua sur sa lyre attendrie.
Notre histoire, là-bas, t’enflamme, car tu sais
Que tes nobles aïeux ont de leur sang français
Fécondé pour toujours le sol de ma patrie.