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Le Génie du Christianisme est composé de quatre parties et de vingt-deux livres.

Simple journal de voyage, l’Itinéraire de Paris à Jérusalem ne comporte pas la division en livres, qui aurait altéré le caractère et la physionomie de l’ouvrage. L’auteur, cependant, l’a fait précéder d’une Introduction et l’a divisé en sept parties, dont chacune forme un tout distinct et comme un voyage séparé.

Pour les Martyrs, au contraire, la division en livres était de rigueur, et l’on sait combien est savante et variée l’ordonnance de ce poème.

Les Mémoires sur la vie et la mort du duc de Berry, une des œuvres les plus parfaites du grand écrivain, sont formés de deux parties, renfermant, la première, trois, et la seconde, deux livres.

En abordant l’histoire, Chateaubriand ne crut pas devoir abandonner les règles de composition qu’il avait suivies jusqu’à ce moment. Les Études historiques sur la chute de l’empire romain, la naissance et les progrès du christianisme et l’invasion des barbares se composent de six discours : chacun de ces discours est lui-même divisé en plusieurs parties.

En 1844, un demi-siècle après l’Essai sur les Révolutions, Chateaubriand donnait au public son dernier ouvrage, la Vie de Rancé. Là encore, nous le retrouvons fidèle à ses habitudes : la Vie de Rancé est divisée en quatre livres.

Des détails qui précèdent ressort déjà, si je ne me trompe, un préjugé puissant contre l’absence, dans les Mémoires d’Outre-Tombe, de ces divisions que l’auteur avait jusque-là, et dans tous ses autres ouvrages, tenues pour nécessaires. Dans la Vie de duc de Berry, dans la Vie de Rancé, qui n’ont chacune qu’un volume, il n’a pas cru devoir s’en passer ; et dans ses Mémoires, qui ne forment pas moins de onze volumes, il les aurait jugées inutiles ! Dans la moindre des œuvres sorties de sa plume, il se préoccu-