Page:Corneille - Marty-Laveaux 1910 tome 1.djvu/303

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Et sans rien hasarder à la moindre longueur,
On leur donne la main dès qu’ils offrent le cœur.


TIRCIS.


Sa mère peut agir de puissance absolue.


CLORIS.


Crois que déjà l’affaire en seroit résolue,
Et qu’il auroit déjà de quoi se contenter,
Si sa mère étoit femme à la violenter.


TIRCIS.


Ma crainte diminue et ma douleur s’apaise 129 ;
Mais si je t’abandonne, excuse mon trop d’aise.
Avec cette lumière et ma dextérité,
J’en veux aller savoir toute la vérité.
Adieu.


CLORIS.


Adieu._Moi, je m’en vais paisiblement attendre 130
Le retour désiré du paresseux Philandre.
Un moment de froideur lui fera souvenir 131
Qu’il faut une autre fois tarder moins à venir.


SCÈNE V.


ÉRASTE, CLITON.



ÉRASTE, lui donnant une lettre 132.


Va-t’en chercher Philandre, et dis-lui que Mélite 133


clor. Oui, mais déjà l’affaire en seroit résolue,
Et ton rival auroit de quoi se contenter. (1633-57)

129. Var. Pour de si bons avis il faut que je te baise. (1633)

130. Var. Adieu._Moi, je m’en vais dans le logis attendre. (1633-57)

131. Var. Un baiser refusé lui fera souvenir. (1633-48)
Var. Un moment de froideur le fera souvenir. (1633 et 64)

132. Var. Il baille une lettre à Cliton. (1633, en marge.) — Il lui donne une lettre. (1663, en marge.)

133. Var. Cours vite chez Philandre, et dis-lui que Mélite
A dedans ce papier sa passion décrite. (1633-57)