Page:Corneille - Marty-Laveaux 1910 tome 1.djvu/317

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Ce qu’ils montrent de joie à tel point me surprend,
Que je n’en puis trouver de sujet assez grand :
Rien n’atteint, ce me semble, aux signes qu’ils en donnent.


TIRCIS.


Que fera le sujet, si les signes t’étonnent ?
Mon bonheur est plus grand qu’on ne peut soupçonner ;
C’est quand tu l’auras su qu’il faudra t’étonner.


PHILANDRE.


Je ne le saurai pas sans marque plus expresse.


TIRCIS.


Possesseur, autant vaut…


PHILANDRE.


Possesseur, autant vaut…_De quoi ?


TIRCIS.


Possesseur, autant vaut… De quoi ?_D’une maîtresse.
Belle, honnête, jolie, et dont l’esprit charmant 186
De son seul entretien peut ravir un amant :
En un mot, de Mélite.


PHILANDRE.


En un mot, de Mélite._Il est vrai qu’elle est belle ;
Tu n’as pas mal choisi ; mais…


TIRCIS.


Tu n’as pas mal choisi ; mais…_Quoi, mais ?


PHILANDRE.


Tu n’as pas mal choisi ; mais… Quoi, mais ?_T’aime-t-elle ?


TIRCIS.


Cela n’est plus en doute.


PHILANDRE.


Cela n’est plus en doute._Et de cœur ?


TIRCIS.


Cela n’est plus en doute. Et de cœur ?_Et de cœur,
Je t’en réponds.


186. Var. belle, honnête, gentille, et dont l’esprit charmant (1633-57)