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ACTE IV, SCÈNE V. 3^1
C'est sa voix qui résonne au creux de cette roche, i ' 5o Et c'est lui que tantôt nous avions entendu.
FLORIDAN désarme Pymante, et en donne 1 epée à garder à Dorise ' .
Prends ce fer en ta main.
PYMANTE.
Ah ci eux ! je suis perdu.
SECOND VENEUR.
Oui, je le vois. Seigneur, quelle aventure étrange % Quel malheureux destin en cet état vous range P
FLORIDAN.
Garrottez ce maraud ; les couples de vos chiens i lââ
Vous y pourront servir, faute d'autres liens.
Je veux qu'à mon retour une prompte justice
Lui fasse ressentir par l'éclat d'un supplice ',
Sans armer contre lui que les lois de l'Etat,
Que m'attaquer n'est pas un léger attentat. » ' 60
Sachez que s'il s'échappe il y va de vos têtes.
PREMIER VENEUR.
Si nous manquons, Seigneur, les voilà toutes prêtes^.
Admirez cependant le foudre et ses efforts,
Qui dans cette forêt ont consumé trois corps ^ :
En voici les habits, qui sans aucun dommage » '65
Semblent avoir bravé la fureur de l'orage.
FLORIDAN.
Tu montres à mes yeux de merveilleux effets ^.
1. Var. LE pauiCE, à Dorise. (i633-6o) — // désarme Pymante, etc. (i663, en marge.)
2. Var. Le voilà, Monseigneur, quelle aventure étrange. Et quel mauvais destin en cet état vous range ?
LE PRniCE. Garrottez ce maraud ; faute d'autres liens. Employez-y plutôt les couples de vos chiens. (1632-57)
3. Var. Lui fasse ressentir par un cruel supplice. (i63a-57) Var. Lui fasse ressentir par un juste supplice. (1660)
4. Var. En ce cas, Monseigneur, les voilà toutes prêtes. (1632-07)
5. Var. Qui dans cette forêt ont consommé trois corps. (i632)
6. Var. Tu me montres vraiment de merveilleux effets. (1632-57)
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