Page:Croiset - Histoire de la littérature grecque, t1.djvu/370

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lument terminée. Le départ du héros pour la campagne où habite son père Laerte (fin du livre XXIII) n’est qu’un raccord entre ce livre et la principale partie du XXIV«.

Au début du vingt-quatrième livre se place l’épisode que l’on appelait ordinairement dans l’antiquité la seconde NsxuCa. C’est un de ceux qui trahissent le plus clairement une origine postérieure. Les âmes des prétendants, conduites par Hermès, arrivent chez les morts, où Agamemnon déplorait son malheureux sort en s’entretenant avec Achille. Le récit que fait le prétendant Amphimédon de la vengeance d’Ulysse fournit à Agamemnon l’occasion de louer la fidèle Pénélope en h\ comparant à Clytemnestre, et cette comparaison semble être l’objet principal de tout cet épisode, d’un si médiocre intérêt. On peut voir dans les scolies les nombreuses raisons qu’Aristarque faisait valoir contre l'authenticité de la seconde NexuCa. Ces raisons sembleront généralement inutiles aux modernes; car, outre la faiblesse du morceau, il fait double emploi d’une manière si choquante avec la première Ns/.jia, qu’il paraît impossible de l’attribuer au môme poète.

La fin du poème nous fait assister à la reconnaissance d’Ulysse et de son père Laerte, puis au combat qu’ils soutiennent contre les parents des prétendants et enfin à l'arrangement qui rétablit la paix dans Ithaque. Ces scènes ne sont pas isolées les unes des autres; elles forment un tout qu’il faut accepter ou rejeter dans son entier. Leur principal tort est de venir à un moment où l’intérêt est épuisé et d’arrêter notre attention sur des tableaux qui rappellent de trop près quelques-uns de ceux qui précèdent. Au reste, la reconnaissance entre Ulysse et Laerte, prise en elle-même, n’est inférieure à au-