Page:Dumas - Le Comte de Monte-Cristo (1889) Tome 4.djvu/100

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Et il s’enfonça dans la ruelle, où il disparut.

— Hélas ! dit Andréa en poussant un soupir, on ne peut donc pas être complètement heureux en ce monde !




VIII


SCÈNE CONJUGALE.


À la place Louis XV, les trois jeunes gens s’étaient séparés, c’est-à-dire que Morrel avait pris les boulevards, que Château-Renaud avait pris le pont de la Révolution, et que Debray avait suivi le quai.

Morrel et Château-Renaud, selon toute probabilité, gagnèrent leurs foyers domestiques, comme on dit encore à la tribune de la Chambre dans les discours bien faits, et au théâtre de la rue Richelieu, dans les pièces bien écrites ; mais il n’en fut pas de même de Debray. Arrivé au guichet du Louvre, il fit un à gauche, traversa le Carrousel au grand trot, enfila la rue Saint-Roch, déboucha par la rue de la Michodière et arriva à la porte de M. Danglars, au moment où le landau de M. de Villefort, après l’avoir déposé, lui et sa femme, au faubourg Saint-Honoré, s’arrêtait pour mettre la baronne chez elle.

Debray, en homme familier dans la maison, entra le premier dans la cour, jeta la bride aux mains d’un valet de pied, puis revint à la portière recevoir madame Danglars, à laquelle il offrit le bras pour regagner ses appartements.

Une fois la porte fermée et la baronne et Debray dans la cour :