Page:Encyclopedie Planches volume 4.djvu/140

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& contigu pour former la masselotte qui, étant remplie de métal, en fournit à la piece à mesure qu'en refroidissant il diminue de volume. A creux pour former un des tourillons.

4. Le noyau de l'ame des pieces, ainsi que l'on les fondoit toutes percées à l'ancienne maniere, abrogée par l'ordonnance rapportée ci-dessus. Le noyau étoit composé d'une barre de fer cylindrique, entourée de fil de fer, & revêtu de terre & potée. F partie de la barre de fer à découvert. G partie de la même barre recouverte de terre & de potée.

5. La masse de cuivre pure rozette dans laquelle la lumiere doit être percée, dessinée sur une échelle quadruple & représentée en élévation & en perspective. Cette masse doit être placée dans le moule à une hauteur convenable avant de les enterrer.

6. Chapelet qui servoit à soutenir le noyau lorsque l'on fondoit les pieces creuses.

Tous les apprêts dont on vient de voir la représentation & l'explication sont relatifs à la fabrication d'une piece de 24 livres de boulet, ainsi qu'on peut le connoître par les échelles qui sont au bas de chaque Planche.

PLANCHE XVI.

La vignette représente l'opération de couler le métal dans les moules.

Fig. 1. Le maître-fondeur qui avec sa perrierre débouche la coulée du fourneau, en enfonçant le bouchon de fer qui la ferme du côté intérieur dans le bain de métal fondu.

2. Ouvrier qui abaisse la bascule pour lever la porte de fer du fourneau, ce qui permet à d'autres ouvriers de travailler dans l'intérieur avec leurs rables.

3. Ouvrier qui, avec un rable crochu de fer, écume le métal, & tire les crasses sur les âtres de fer qui sont devant chaque porte; on fait le même service du côté opposé.

4. Ouvrier qui regarde dans le fourneau & commande à l'ouvrier précédent.

5. Ouvrier qui tient sa quenouillette sur l'ouverture d'un des moules, prêt à la lever aussi-tôt qu'un autre moule sera rempli.

6. Officiers présens à l'opération.

Bas de la Planche.

Fig. 1. Perriere servant à déboucher la coulée du fourneau; l'extrémité A frappe contre le bouchon B qui est luté à l'ouverture intérieure du fourneau.

2. Rable de fer emmanché de bois servant à écumer le métal en bain.

3. Rable de bois servant à brasser le métal en bain & à en mêler les différentes especes.

4. Quenouillette que tient l'ouvrier fig. 5. de la vignette.

5. Arcelet de fer monté d'une feuille d'acier taillée en lime & en scie, servant à scier les masselottes & à les séparer de la piece, dessiné sur une échelle double.

6. Piece de canon de 24, telle qu'elle sort de son moule, & ayant encore sa masselotte O O.

PLANCHE XVII.

Élévation géométrale de l'alezoir, décrit au mot Alezoir dans le premier Volume.

PLANCHE XVIII. Suite de la precédente.

Fig. 2. L'arbre ou axe des forêts de l'alezoir, dessiné sur l'échelle des plans, coupes & épures des pieces de canons que l'on a vues dans les Planches VI, VII, VIII.

3. Foret à fraize qui se place sur l'arbre précédent & sert à forer les pieces. La partie A hémisphérique est taillée en canelures; la partie inférieure D est percée quarrément & pyramidalement pour recevoir la partie supérieure de l'arbre de l'alézoir qui est de même forme. Les figures du bas de la Planche cotées des chiffres 1, 4, 8, 12, 16, 24 représentent différentes boîtes ou écarissoirs de cuivre garnis de couteaux d'acier qui servent à équarrir ou alézer l'ame des pieces. Celles cotées par les nombres 4, 8, 12, 16, 24 sont les plus grandes qui puissent servir dans les calibres de même nombre, ce sont celles qui achevent l'ame des pieces. On passe successivement dans une piece de canon jusqu'à 18 ou 20 de ces sortes de boîtes dont le diametre va insensiblement en augmentant depuis la plus petite cotee 1 qui succede au foret A D de la fig. 3, jusqu'à la plus grande 24 qui termine l'ame de la piece dont on a jusqu'à présent suivi la fabrication. Au dessus de la boîte 24 sont ses différens développemens; savoir son plan F, sa coupe E, & la représentation D de la boîte dégarnie de ses couteaux d'acier. Au dessus en C C on voit deux des huit couteaux de cette boîte dessinés sur une échelle double. La partie supérieure 1, 2 rentre un peu en dedans pour donner à cette boîte un peu d'entrée dans l'ame de la piéce agrandie par la boîte précédente.

4. Profil de la boîte pour alézer l'intérieur des mortiers de 8 pouces 3 lignes de diametre. On voit le plan de la face inférieure à côté. Cette boîte qui est la plus grande de celles qui servent à alezer ces sortes de mortiers est garnie de huit couteaux.

5. Profil de la boîte pour alezer l'intérieur des mortiers de 12 pouces de diametre; on voit le plan de la face inférieure à côté. Cette boîte qui est la plus grande de celles qui servent à former l'ame de ces sortes de mortiers est garnie de douze couteaux.

6. Profil de la plus grande des boîtes pour alezer les pierriers de 15 pouces de diametre. On voit à côté le plan de sa base, & elle est garnie de quinze couteaux.

Par les plans de toutes ces figures on connoît que les couteaux sont de forme trapézoïdale, & qu'ils entrent dans des rainures de même forme, assemblage que l'on nomme à queue d'aronde.

PLANCHE XIX.

La vignette représente la machine nommée bascule servant à percer les lumieres des pieces.

Fig. 1. A & B le coulant de la bascule séparé & vu en A par sa face latérale & le côté auquel s'applique la bascule, & représenté en B par la face latérale & la face opposée qui est garnie d'une plaque de fer contre laquelle le foret est appuyé.

2. La machine ou bascule en perspective. On voit en O P une piece de canon couchée sur deux chantiers; un des tourillons en bas & l'autre en haut, pour que l'endroit où doit être percée la lumiere se présente au foret qui est poussé par le coulant G de la bascule A B C, chargée en C d'un poids D d'une pesanteur convenable. Le foret est mis en mouvement par un archet dont M est la poignée. E F est un treuil sur lequel s'enroule une corde attachée au coulant, son usage est de ramener le coulant pour pouvoir dégager le foret & le faire sortir de la lumiere.

2. n°. 2. Profil de la bascule. On a indiqué en A par des lignes ponctuées la forme du bras de la bascule qui comprime le coulant.

2. n°. 3. Élévation de la bascule du côté opposé au foret, ou à la piece de canon dont on veut percer la lumiere. On a supprimé dans cette figure le treuil, pour laisser voir le coulant dont les languettes sont reçues dans les rainures du chariot à deux roues qui porte la bascule.

2. n°. 4. Élévation du chariot de la bascule vu du côté opposé ou du côté de la piece de canon. On a supprimé la bascule de fer & le coulant; on voit en H les rainures qui reçoivent ses languettes.