Page:Feydeau - Un fil à la patte, 1903.djvu/39

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le concours de son talent pour une soirée qu’elle donne.


Firmin

Parfaitement, Madame ! (Il indique le siège de droite de la table et va pour entrer dans la salle à manger. On sonne. Il rebrousse chemin et se dirige vers la porte du fond, à droite.) Je vous demande pardon un instant.


Madame Duverger, s’assied, regarde un peu autour d’elle, puis histoire de passer le temps, elle entr’ouvre un Figaro qu’elle a apporté, le dépliant à peine comme une personne qui n’a pas l’intention de s’installer pour une lecture. Après un temps.— Tiens, c’est vrai, "le mariage de ma fille avec M. Bois d’Enghien", c’est annoncé, on m’avait bien dit !… (Elle continue de lire à voix basse avec des hochements de tête de satisfaction.)


Bouzin, à Firmin qui l’introduit

Enfin, voyez toujours, si on peut me recevoir… Bouzin, vous vous rappellerez !


Firmin

Oui, oui !


Bouzin

Pour la chanson : "Moi, j’ piqu’ des épingues !"


Firmin

Oui, oui !… Si Monsieur veut entrer ? il y a déjà madame qui attend.


Bouzin

Ah ! parfaitement ! (Il salue Mme Duverger qui a levé les yeux et rend le salut. Sonnerie différente des précédentes.)


Firmin, à part

Allons bon, voilà qu’on sonne à la cuisine, je ne pourrai jamais les annoncer. (Il sort par le fond droit. Mme Duverger