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DE GUSTAVE FLAUBERT. 361 nière à m'en fatiguer (mais ça me revient malgré · moi) Avec ta bouche rose et tes blonds cheveux d’ange, Adieu ma toute chérie, je t’embrasse partout. Cest surtout le matin et le soir que je pense à toi. Ton image me vient avec le jour et me berce, a demi enêourdi, quand je m’endors. . ncore mille tendresses et mille baisers. , _ 1 54. À LA MÈME. · En partie inédite. s I Jeudi soir, IO li. [S octobre 18.1.6.] Quand ma journée est finie et que fai assez pensé, écrit, lu, rêvé, bâillé, quand je suis saoul de travail et que féprouve la Fatigue de l’ouvrier sur le soir, je me repose danslton souvenir, comme sur A un bon lit; je me livre a toi, je t'aspire et ça mc ra- ` lraîcluit, et ça m’égaye, ainsi que ces bonnes brises nocturnes qui vous pénetrent Yâme de vie et de . jeunesse. On ouvre sa Fenêtre, on ouvre son cœur, pour s emplir de ce quelque chose d’mnommé qui » est si doux et si grand. ll me semble que la nuit est Faite pour un ordre d'idées tout particulier et autre que celui où nous vivons tout le jour; c°est le moment des soupirs, des désirs, du souvenir et _de l’espoir; c’est là que, seuleet éveillée, la pen- sée plane a l’aise entre la terre et le ciel, comme ces oiseaux qui vivent dans les nuages. Le corps