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42 ,,· CORRESPONDANCE papier la verve que ïavais dans le cœur; mainte- q nant je ne pense plus, je ne médite plus, j’écris encore moins. La poesie s'est` peut-être retirée ·d’ennui et m’a quitte. Pauvre ange,·tu ne revien- dras donc pas! Et je sens pourtant, mais confuse- · ment, quelque chose s’agiter en moi, je suis maintehant ans une époque transitoire et je suis curieux de voir ce qui en résultera, commentien sortirai. Mon poil mue (au sens intellectuel); resterai-je pele ou superbe? .l’en _douteQ Nous verrons. Mes pensees sont confuses, je ne peux faire aucun travail d’imagination, tout ce que je produis est sec,. pénible, efforcé, arraché avec douleur. lai commencé un mystere il y a bien deux mois; ce que j'en aifait est absurde, sans la moindre idée. Je m’arreterai peut-être la! Tant pis, »"aurai entrevu du moins l’horizon sublime, mais les nuages sont venus et m'ont replongedans - l’obscur1te du vulgaire. Mon existence que j’avais —revée si belle, si poétique, si large, si amoureuse, seracomme les.autres, monotone, sensée, bête; jejerai mon droit, je me ferai recevoir, et puis firai, A pour finir dignement, vivre dans une petite ville de province comme Yvetot ou Diâppe, avec une place de substitut au procureur u roi. Pauvre Fou, qui avait rêve la gloire, l’amour, les lauriers, les voyages, l’©rient, que sais-ie! Ce que le ' monde a de plus beau, modestement, je me l’etais ,d0m«é d'avance. Mais tu n’auras comme les autres que de l’ennui pendant ta vie, et une tombe après . la mort, et la pourriture pour éternité [ .....