Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/249

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·. DE GUSTAVE FLAUBERT. 24; mon retour. Quelle bosse de souillet nous "nous donnerons! ll Faudra lui faire ajouter un ressort. ll paraît. que le jeune Bouilhet se livre_ un peu à l’immoralité en mon absence. Vous le voyez trop _ souvent. Cest vous qui démoralisez ce 'jeune homme. Si j’étais sa mere, je lui interdirais votre T société. ll n’y a rien de pire pour la jeunesse que la Fréquentation des vieillards débauchés. Néan- ' moins, continuez, mes bons vieux, à boire le petit verre a ma santé quand vous vous trouvez _ ensemble. Pochardez—vous même en mon honneur. Je vous excuse davance. Quant a l’l·lôtel—Dieu, ça ne va as Fort, dit-on, avec le nouveau ménage. ' · Il n’y a la dedans rien qui m’étonne. Quel bon- ' heur ce sera pour moi de voir de mes yeux ce jeune homme établi et pere de Famille! La maison ne périra donc pas; il ly aura un rejeton qui fleu- ` rira dans le comptoir. es laines s'en réjouiront et les registres auront un maitre. Avez-vous réfléchi quelquefois, cher vieux compagnon, a toute la sérénité des imbéciles? La bêtise est quel ue ' chose d'inébranlable; rien ne l'attaque sans se bri- ser contre elle. Elle est de la nature du granit, dure et résistante. A Alexandrie, un certain Thompson, de Sunderland, a sur la colonne de Pompée écrit son nom en lettres de six ieds de haut. Cela se lit à un quart de lieue de distance. Il n’y a pas moyen de voir la colonne sans voir le nom de Thompson, et par conséquent sans pen- ser a Thompson. Ce crétin s'est incorporé au mo- nument ·et se , erpétue avec lui. Que dis-je? ll l’écrase" par li splendeur de ses lettres gigan-i ' tesques. N'est-ce pas tres Fort de forcer les voya- geurs Futurs à penser a soi et a se souvenir de · _ 16. ‘ A

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