Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 3.djvu/12

La bibliothèque libre.
Aller à : Navigation, rechercher

A 6 CORRESPONDANCE y ;4<>. À LA MÉME. Entièrement inédite. Mercredi, minuit. [1 " septembre]. ' Chere et bonne Louise, fai été tantôt a Rouen (ïavais a y chercher un Casaubon a la Biblio- theque) et fai rencontré par hasard le jeune Bouilhet chez lequel je devais aller ensuite. Il m’a ` montré ta lettre. permets-moi de te donner, ou i ` plutôt de vous donner un conseil d’ami et, si tu as quelque confiance en.mon flair, comme tu dis, C · suis-le; je te demande ce service pour toi. Ne · q publie pas la piece qu'il t’a adressée. Voici mes raisons : elle 'vous couvrirait de ridicule tous les deux. Les petits journaux qui n'ont rien a faire ·ne —· ` manqueraient pas de blaguer sur les regards de flamme, les bras blancs, le génie, etc... et la Reine! surtout. Ne touchez pas a la Reine deviendrait un proverbe. Cela te ferait du tort, sois-en Sûre. S'ils I étaient bons, ces vers, au moins; mais c'est que la piece est assez médiocre en elle-même (je la connaissais et ne t’en avais point parlé pour cela). Tu t’es d’ailleurs révoltée toi-même contre cette association du physique et du moral que je trouve . ici outrée et même maladroite. Qui ne vante nos vers qu'en vantant nos beaux eux. On vous associerait dans un tas de charges. ` ba piece, étant la plus faible jusqu’à ce jour que Q; Bouilhet ait faite, lui nuirait (songes-Ty un peu) et, quant a toi, a part la petite glorio e d'un ins- tant de la voir imprimée, te ferait eut—être un 1nal plus sérieux. ll n’avait point réâéchi à tout

Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Lire
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils